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Note n°241 par Avecdistinct le 28/02/2013 • 04:22 
II ne fut pas plûtôt én possession dé Cette Charge, l'écueil ordinaire dé ceux qui vouloient la soutenir avec hauteur, que suivant sa fermeté naturelle, & le désir qu'il avoit d'éprouver íés forces, il proposa la Loi Agraria, le sujet éternel des Divisions des Pères & des Plébéiens, du Sénat & du Peuple, des Riches & des Pauvres; niais, il la leur proposa d'abord avec sa douceur ordinaire, comme une Loi dont l'éxécution dèvoit être le prémier soin de ceux qui aimoient la Patrie.C'est cette Lói Agraria, si fameuse parmi les Romains, qu'il faut que je faslè ici bien connoître; puis qu'elle une des es fentíelles de la connoislànce de l'Histoíre Romaine, & qu'elle fut le grand prétexte des Révolutions que j'écris.C'étoit un ancien Usage parmi les Romains, lors qu'ils avoient vaincus quelques Peuples voisins, de leur ôter une partie de leurs Terres,dont une moitié se vendoit pour indemniser la République des frais de la Guerre, & l'autre moitié se réunissent au Domainé public, & se donnoit sous une très petite Pension aux Pauvres Citoyen* qui n'avoient point de Bien ni d'Héritage; & c'étoit ipeu près ce qu'on apelle aujourd'hui donner a nouveau Bail fous une Censé.Cette Coutume étoit d'autant plus louable, qu'elle baiuiisspit absolument l'extrême Pauvreté de la République, & que tous les Cito-. yens se ^rouvoient posséder quelques Biens , & quelques Fonds, qui les rendoient soigneux de sa conservation. L'Avarice des Riches ne laisíà pas régner long-tems cette Coutume, fans tâcher à lui donner atteinte; & l'avidité de posséder plus de Biens fit, que prétextans le Bien-public, & le profit du Domaine, ils haussèrent les Censés & les Pensions, & les haussèrent si fort & Ciexcessivement, que les- Pauvres ne pouvans faire là condition aussi bonne, le* Terres leur furent données, & les Pauvres se trouvèrent privez de cette espéce de Ferme, qui faisoit tout leur Bien.II est aisé de juger que cela causa d'abord de grands Tumultes, & que la multitude des Pauvres Citoyens, qu'on dépouillá d'un Bien 2u'ils regardoient cornme leur Héritage, caui des Troubles considérables, & un espèce E » deSédition.' Aussi, les Tribuns du Peuple, jaloux de* Droits de ce dernier Ordre, & vouians remédier aux inconvéniens qu'une pareille avidité des Riches feroit naître infailliblement, après avoir harangué publiquement fur les Desordres qui régnoient, firent une Loi, par laquelle nul Citoyen Romain ne pouroit posséder au delà de cinq cens Arpens de Terre de celles qui étoient réunies au Domaine, & données fous une Censé par la République.' • Cette Loi, juste s'il en fut jamais, passa avec les Acclamations du Peuple, & au grand chagrin des Riches, qui furent pour le coup obligés de céder à la Puissance des Tribuns, qui pour lors éxerçoient une Juridiction toute puissante. La Loi eût refret qu'on s'étoit proposé : les Terres furent distribuées avec ordre par des personnes commises par le Peuple; &, pendant quelque tems, les choses restèrent assez paisiblement en cet état.Mais, dans la fuite, les Riches, ne pouvans contenir leur avarice, trouvèrent le secret de se servir de personnes empruntées, pour prendre fous leurs noms toutes les Terres à rente: & cette Adresse ne pouvoit pas manquer de réussir, puis qu'ils prenoient foin de gagner les Commissaires, par des présens, ou par des services; & ainsi, leurs personnes supposées étoient toûjours préférées à toutes les autres. Cet Abus, quelque grand qu'il fût, étoít cependant toléré; parceque la Loi n'étoit point enfreinte, qu'elle paroissoit toûjours réellement observée, & qu'on ne devoit pas supposer que des Commissaires, choisis avecdistinction par le Peuple, fassent assez lâches pour se laisser séduire Mais enfin, l'insolence des Riches fut poussée jusqu'au point de ne plus faire de mistere de cette supposition, qu'ils dévoient cacher avec foin. Personne n'ignorait plus quels étoient les véritables Possesseurs des Terres
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