Pour préparer les noyaux en sable, il faut pour chaque calibre trois parties de boîte en cuivre tournées intérieurement. Les deux premières parties comprennent chacune la moitié du noyau, suivant la section par l'axe de l'arbre, jusqu'à l'endroit où commence le culot du projectile, ces deux demi-boites aet b,fig. 2, s'assemblent par gorge et feuillure, c,et portent à leur partie inférieure aux rebords dont les deux plans coïncident lorsqu'on assemble la boîte et forment un collet renfermant un creux conique des dimensions de l'arbre de noyau, et dirigé suivant l'axe de la boîte. Cette ouverture est destinée à recevoir l'arbre du noyau quand on a réuni les demiboîtes; ces dernières laissent à la partie supérieure une ouverture circulaire, portant la feuillure qui doit recevoir la gorge de la calotte fig. 1. Cette calotte est tournée intérieurement suivant la surface du culot du projectile; de manière que les trois parties de la boîte étant réunies, comprennent intérieurement la forme et les dimensions du noyau à faire. Pour préparer les noyaux en sable, on se sert des mêmes arbres àévents décrits pour les noyaux en terre; mais dans ce cas-ci, on les entoure de préférence de paille; d'un côté, parce que cela peut se faire d'une manière expéditive, à cause de la longueur des brins, et d'un autre côté, parce que les brins de paille livrent facilement passage aux gaz qui doivent sortir du noyau. Pour favoriser encore ce dégagement, on moule deux évents dans ce dernier, au moyen de fils de fer; l'un de ces évents est visible dans la coupe en l,fig. 3; ils doivent commencer à la paille de l'arbre du noyau, et se terminer aux ouvertures odes demi-boites assemblées aet b,fig. 2. Par là les gaz et les vapeurs qui, lors de la coulée se développent des parties aqueuses du noyau, par suite de la haute température de la fonte liquéfiée remontent et entrent par les ouvertures odans le moule, d'où elles s'échappent par les évents. Vu que ces noyaux en sable ne se contractent presque pas, tandis que ceux en terre, quelque soin qu'on prenne d'en garnir l'arbre de beaucoup de foin le font toujours, il n'est pas nécessaire de tourner la paille à une aussi grande épaisseur sur les premiers; mais pour empêcher qu'elle ne se déplace, et ne permette au noyau de glisser sur l'arbre, on passe à travers la mortaise de l'arbre, la petite cheville en boisjo, fig. 3, et on la fixe, ainsi que la paille, au moyen d'un bout de ficelle. La chevillette en bois est préférable à la broche en fer pour les noyaux en sable, parce qu'elle casse facilement lorsqu'on démoule les projectiles et quand elle n'est pas déjà brûlée. On place l'arbre ainsi enveloppé, entre les deux demi-boîtes aet b,de manière que son bourrelet, ou la partie immédiatement au-dessous de la tige enveloppée de paille, soit embrassé par les deux parties de l'ouverture conique des demi-boîtes. Ces dernières étant bien réunies au moyen de leur gorge et feuillure, on place le globe qui en résulte entre deux pièces de bois hh,creusées à cet effet, l'arbre étant dans la position verticale, fig. 3. Ces pièces restent solidement assemblées par des cylindres en bois à clavettes, pendant qu'on moule le noyau en remplissant et damant. Pour exécuter cela convenablement, on place ces pièces de bois ainsi réunies avec la boite qu'elles renferment, sur une caisse ou banc e,fig. 3, dans laquelle se trouve un trou pour recevoir la queue de l'arbre qui dépasse les premières, afin que ce dernier repose sur le fond par sa partie inférieure, et ne se dérange pas de sa position. Comme les noyaux en sable ne doivent être que légèrement séchés, on se sert pour les préparer de la deuxième espèce de sable mentionnée plus haut; on n'en met d'abord qu'une petite quantité dans la boite; on l'égalise avec la main, et on la dame avec une petite batte, surtout contre la paille de la partie inférieure de la tige de l'arbre de noyau; on met ensuite une deuxième, puis une troisième couche et ainsi de suite, en damant chaque fois, jusqu'à ce qu'on ait atteint la hauteur du petit trou o,dans les demi-boites réunies, par lequel on enfonce alors le fil de fer, déjà mentionné obliquement de haut en bas, jusqu'à ce qu'il rencontre la paille qui entoure l'arbre de noyau ; cela fait, on remplit la boîte au niveau du bord. On met là-dessusla quantité desable qu'on croit nécessaire pour former la partie restante du noyau, et on lui donne une forme convexe en le comprimant avec les mains, de manière, cependant, que la surface en soit plus élevée, qu'elle ne doit le devenir définitivement. Pour lui donner la forme voulue, on la recouvre de la troisième partie de la boîte, qui est la calotte. On place cette dernière, la surface concave en bas, sur la surface convexe
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